Les préparatifs de la fête de l’Aid El-fitr à Niamey

Les préparatifs de la fête de l’Aid El-fitr à Niamey
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La capitale Niamey est gagnée par la fièvre des préparatifs de la fête de l’Aid El-fitr annoncée probablement le 1er mai. Cette ambiance qui annonce les couleurs de la fête est surtout observable au niveau des vendeurs de volaille, mais pas qu’eux, car à côté de la vente de la volaille s’est développée l’activité de deplumage de poulets et pintades.
Un peu partout sur les grandes artères, les rues et les ruelles de la capitale, les jeunes s’adonnent à cette activité. Moyennant quelques pièces de monnaie, ces jeunes sont fiers d’exercer ce travail de circonstance très juteux.
Selon Adamou Salah, un jeune garçon qui avoisine la vingtaine d’années que nous avons rencontré « ce travail je le fais chaque année à l’occasion de la fête et j’y trouve mon compte ».
Pour Yahaya Hassane un autre jeune garçon novice du deplumage, les comptes sont aux beaux fixes. « C’est cette année que j’ai commencé à le faire et franchement je suis fier de le faire car je gagne de l’argent » nous indique-t-il.
Le prix du deplumage de la volaille varie entre 200 francs CFA pour la pintade et 150 francs FCA pour le poulet. C’est un bon chiffre d’affaires que ces jeunes réalisent en quelques heures.
Selon Adamou Salah, « Présentement, nous ne pouvons pas vous dire exactement la somme qu’on a empoché car nous n’avons pas encore fini mais quand même nous gagnons assez », se rejouit ce jeune qui vient de plonger une pintade dans une eau bouillante avant de la deplumer.
Comme on le dit souvent, l’occasion fait le larron. Abdoul Hakim Moctar, par cette occasion lance un appel à l’endroit de la jeunesse nigérienne pour se remettre au travail. « Dans la vie il n’y a pas de sot métier et il ne faut jamais se sur-estimer », précise-t-il.
Pour Ibrahim Garba qui vient d’empocher son dû, pour le deplumage d’une cliente, « ce que nous faisons n’est guère du vol, donc je n’ai aucune raison d’avoir honte et je lance un appel aux autres jeunes de ne pas rester oisif, seul le travail paie ».
Aujourd’hui, on peut, sans risque de se tromper, dire qu’il y a une prise de conscience chez les jeunes de Niamey, car par le biais de ce job de circonstance, beaucoup peuvent s’en sortir avec à la clé pas moins de 50.000 francs CFA en poche.

YACOUBA Habiboulaye.

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