La fête de Tabaski : un casse-tête pour les Nigériens !

Issifi est enseignant contractuel. Depuis 5 mois, ses  pécules ne sont pas payés par l’Etat. Pour subvenir à ses besoins, il s’est reconverti en couturier. Ainsi, il pourra acheter dignement son mouton de tabaski.

Les Nigériens célébreront le 12 septembre prochain, la fête de Tabaski, communément appelée la fête de mouton. Cette fête jalonnée de multiples dépenses, tant en accoutrements qu’en achats de moutons et divers, affaiblit sérieusement les économies ou alourdit les dettes des ménages.

En effet, sur le marché de Bétail de la capitale, les prix sont relativement stables voire faibles par rapport à l’année passée, explique ALKASSOUM, un commerçant de bétail. Il précise que le prix moyen de moutons l’année passée était de 150.000FCFA.  Actuellement, le prix moyen se situe autour de 70.000FCFA.

Alkassoum, ce commerçant de Tahoua, qui approvisionne la capitale Niamey, en bétail pendant des années, explique,  la baisse des prix cette année,  par les restrictions des exportations de bétail vers les pays voisins (Nigéria, Benin, Togo) et, ne cache surtout pas son inquiétude face à la faible demande des moutons à une semaine de la fête.

La situation est encore plus inquiétante dans les autres régions, où les enseignants contractuels vivent sans pécules depuis plusieurs mois. IBRAHIM ISSIFI, est enseignant contractuel depuis 5 ans et il a présentement 5 mois d’arriéré de pécules avec l’Etat. Il déplore ces comportements non justifiés des autorités responsables et fustige l’attitude de ces dernières à ne pas honorer leurs engagements. Pour subvenir à ses besoins, il dit avoir ouvert un atelier de couture et nous a  demandé d’imaginer la situation d’un couple d’enseignants contractuels en cette période.

Cependant, cette situation devrait  interpeller les autorités sur le train de vie de l’administration nigérienne. Au Tchad, les indemnités des députés ont  été réduites en raison de la crise économique, le Niger devrait s’engager également sur cette voie. La décision du Tchad de réduire le train de vie de l’Etat a été saluée au Niger et a entrainé la réaction des plusieurs internautes et même  d’un député de la place sur le réseau social.  «  Je suis parfaitement d’accord ! Et je pense que même au Niger, on doit revoir le train de vie de l’Etat en réduisant les indemnités des membres du gouvernement et des parlementaires ! On ne peut pas être dernier de la planète et vouloir gouverner dans le luxe, à mon humble avis ! » A écrit le Député  Oumarou Abdourahamane sur sa page de Facebook.

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