Insalubrité grandissante à Niamey. A qui la faute?

Au Niger, certains  quartiers de la capitale  sont de plus en plus menacés par une insalubrité grandissante. Pouvoirs publics et populations, chacun rejette la responsabilité sur l’autre.

Selon un rapport de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) en date de 15 mars 2016, 12,6 millions de personnes sont décédées en 2012 dont 2,2 millions dans la Région africaine du fait d’avoir vécu ou travaillé dans un environnement insalubre, ceci représentait près d’un quart des décès dans le monde.

Cette situation n’est pas sans conséquence sur la population car, d’après ce rapport de l’OMS, les facteurs de risques environnementaux, tels que la pollution de l’air, de l’eau et des sols, l’exposition aux substances chimiques, le changement climatique ou le rayonnement ultraviolet, contribuent à la survenue de plus de 100 maladies ou traumatismes.

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A Niamey on assiste à un phénomène né d’une absence quasi totale d’hygiène  et  d’assainissement par la faute des autorités en charge de la question dopé par le laxisme et l’inconscience de  la population elle-même. La population, cohabite avec les ordures, ça et là en plein cœur de certains quartiers, comme sur cette image au quartier Bangabana situé sur la rive droite du fleuve Niger. Un spectacle désolant qui peut avoir des conséquences désastreuses sur la santé, mais aussi sur l’environnement. Moussa Tambiano un témoin appelle « la population à aider les pouvoirs publics pour assainir les quartiers de Niamey, car si tout le monde dit je m’en fous ce n’est pas à moi de le faire, on ne pourra jamais changer les choses.»

Dans un autre quartier de la ville, LIBERTE, les habitants sont confrontés surtout au manque des caniveaux d’évacuation des eaux usées. Ce problème a créé des points d’eaux stagnantes, véritables foyers d’incubations des moustiques agent causal du paludisme, mortel au Niger. Mais, pour Omar Amadou habitant de ce quartier  « c’est la faute aux autorités communales. Elles ne font pas d’efforts conséquents, même pas curer ces caniveaux ». Les autorités communales, elles, accusent la population d’être à la base de cette situation désolante par son manque de civisme, explique un conseiller municipal.   Certains parents, dit-il, envoient des enfants pour verser les ordures dans les espaces publics alors qu’il existe des conteneurs réservés à cela».

Pourtant, «la santé de la population passe par la salubrité de l’environnement», selon Dr Margaret Chan, Directeur général de l’OMS s’exprimant dans un communiqué de presse du 15 mars dernier.

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