« Impact économique du terrorisme dans les pays du Sahel »

C’est le thème que l’Institut Free Afrik, en partenariat avec le Centre international pour l’entreprise privée (CIPE) basé à Washington, a mené une étude. Un volet des résultats de cette étude qui a concerné les pays du G5 Sahel (Burkina, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad) a été restitué lors d’un panel à Ouagadougou lundi dernier.
Au sujet du Niger, c’est depuis 2009 qu’il connaît des attaques terroristes. Les choses ont empiré après la guerre en Libye en 2011 et la crise au Mali en 2012. Du point de vue économique, le terrorisme touche en premier lieu les dépenses publiques. Du coup, l’injection de fonds dans les dépenses militaires se fait au détriment de l’éducation et de la santé.  Avant les attaques terroristes, la population de la région de Diffa vivait de la pêche et de la culture du poivron avec un gain de 35 milliards de francs CFA. L’État avait décidé d’interdire ces productions car les ressources de ces activités alimentaient les terroristes dans cette région du Lac Tchad. À en croire le panéliste, cette mesure drastique a tué économiquement la région. Et par manque d’emploi, les jeunes se sont fait enrôler par les djihadistes.
Que faire pour contrer ce fléau dans ces zones touchées ? Les panélistes recommandent :
-Le renforcement de la résilience des zones d’insécurité ;
-Que l’État joue un rôle de coordination dans les actions militaires (Barkhane, Minusma, G5 Sahel) ;
-Aller vers le développement local et améliorer les opportunités économiques, surtout, améliorer les rapports entre le public et le privé.

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