Filière avicole nigérienne : Une ressource pour les pauvres et un manque à gagner pour l’Etat

L’une des mamelles de l’économie nigérienne, l’élevage  est unsecteur fortement informel depuis des décennies. De plus, il est  majoritairement pratiqué dans les zones rurales et occupe 87% de la population. 

Au Niger, l’aviculture n’a pas encore connu de développement similaire à celle des pays de la sous-région. Ce secteur est animé par des non professionnels qui tentent de subvenir à leurs besoins quotidiens, faute d’activités meilleures, avec pour conséquence, le développement parallèle d’un marché hors du contrôle de l’Etat entraînant un manque à gagner au niveau de l’assiette fiscale.

A l’instar des autres filières d’élevage, l’aviculture est une filière à risque élevé, ce qui explique d’une part la  réticence en matière de financement bancaire et d’autre part la quasi-inexistence des chiffres statistiques de cette activité. A cela s’ajoute le problème d’approvisionnement en aliment volaille, de manque de compétence technico-commerciale et une concurrence féroce des produits importés.

Pour développer le cheptel aviaire local et tirer un surplus de l’assiette fiscale, l’Etat pourrait accompagner les entrepreneurs prêts à investir dans cette filière afin de mettre en place  des unités de production avicole, limiter les importations et instaurer un système de contrôle de la qualité des intrants et des produits avicoles

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