Entretien : Nous avons lancé le plan social, pour optimiser la structure et attirer des jeunes talents chez Airtel

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Il y a quelques temps, l’équipe de Business Challenge a appris qu’Airtel Niger est en plein dégraissage de son personnel. Pour en savoir plus nous avons interrogé, Monsieur Issa Moussa, le Directeur de Ressources Humaines d’Airtel Niger.

Business Challenge : Qu’est ce qui avait poussé Airtel Niger a lancé un plan de départ volontaire?

Issa Moussa, DRH Airtel Niger :

Vous savez, partout au monde, les  Télécoms est un secteur très dynamique. Au niveau des Ressources humaines comme au niveau des autres fonctions, on peut être facilement dépassé, si  on n’a pas un système de veille stratégique efficace et de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences. Notre système nous montre qu’il est indispensable d’optimiser notre gestion et nos ressources (y compris les RH) pour continuer à nous adapter aux mutations et au dynamisme du secteur Télécoms. Notre objectif en déclenchant ce plan social, vise ainsi à renforcer notre performance tout en ayant une structure optimale. C’est donc pour cela, qu’Airtel Niger a encouragé certains membres de son personnel à anticiper leur départ, surtout si cela leur permettra de donner un nouvel élan à leur carrière ou de créer leur propre entreprise.

Business Challenge : Vous pouvez nous dire le nombre exact de personnes concernées par le plan social?

Issa Moussa :

Notre objectif est de permettre à soixante (60) de nos collaborateurs de partir dans le cadre du plan social. Durant la période où nous avons lancé l’appel au départ volontaire, à savoir les deux dernières semaines du mois de mai, nous avons reçu 83 demandes de départ. Soit, un nombre largement supérieur à ce que nous avons prévu. Nous avons accédé à 49 demandes. Cela a constitué une première vague qui est partie en fin juin dernier. Une deuxième vague qui sera composée de onze (11) personnes part fin juillet.

Business Challenge : comment expliquez-vous un si grand nombre de départs ?

Issa Moussa : 

Je pense que l’engouement qu’il y a eu pour le départ volontaire est surtout lié aux avantages et au plan d’accompagnement qui sont offerts aux partants. Nous voulons que l’offre de départ volontaire soit la plus attractive possible afin que les candidats soient à l’abri d’une précarité après ce départ. Pour nous assurer de son attractivité, avant de lancer notre plan social, nous avons fait du benchmarking. Nous avons analysé des exemples de plans sociaux qui se sont déroulés dans d’autres entreprises au Niger, et même à l’étranger. Et sur la base des leçons tirées, nous avons proposé un package qui permette à nos collaborateurs d’avoir un bon pactole pour d’une part, faire face à leurs engagements financiers et sociaux (remboursement de prêts, notamment) et d’autre part disposer de ressources pour se lancer dans l’entreprenariat, pour ceux qui ont des projets dans ce sens.

Business Challenge: Avec ce package, ne courez-vous pas le risque d’avoir une «hémorragie» et en perdre des compétences clés ?

Issa Moussa :

En principe non,  puisque l’offre de départ volontaire obéit à des critères. La recevabilité des demandes de départ volontaire dépend entre autres, du degré de criticité des postes et de la nécessité de continuité du service.

Business Challenge: Au même moment où vous êtes en train de déployer le plan social vous avez aussi lancé de nouveaux recrutements externes. Comment expliquez-vous cela?

Issa Moussa :

Nous ne le nions pas. Un des objectifs du plan social, c’est aussi de permettre à Airtel d’attitrer des jeunes talents, d’avoir des compétences qui viennent d’autres horizons. Et, je pense que, cela est utile même pour nos collaborateurs qui partent. En termes d’ancienneté dans l’entreprise, à Airtel, la moyenne est de dix (10) ans. Beaucoup de collaborateurs étaient là depuis l’implantation d’Airtel au Niger, c’est-à-dire, depuis quinze (15) ans maintenant. Dans une telle situation, même en termes de mobilité interne, on atteint très vite la limite du possible. Et d’ailleurs 88%, des collaborateurs qui sont partis dans la première vague ont en moyenne passé huit 8 ans de carrière chez Airtel. Pour ces collaborateurs, tout comme pour Airtel,  le plan social est utile. Car, autant le plan social permet à Airtel d’avoir de jeunes talents, autant il permet aux collaborateurs qui partent de donner un nouvel élan à leur carrière professionnelle ou de réaliser leur rêve entrepreneurial.

Propos recueillis par Aminata Rabo et Seydou Souley

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