Enjeux et défis liés aux questions des semences paysannes au Niger

« Comprendre les enjeux et protéger  les semences paysannes pour réaliser le droit à l’alimentation et à la souveraineté alimentaire au Niger ». C’est la thématique discutée, le 21 Mars 2017, dans les jardins d’Afrique Fondation Jeune de Niamey à l’initiative d’Alternative Espace Citoyens et son partenaire SWISSAID.

Autour de la table, pour animer cette conférence publique :M.Ibrahim Hamadou acteur de la société civile issue de la plate-forme agro-écologie ;M.Ousmane Dan Tata  spécialiste de l’Agriculture ;M.Illiassou Dandakoye de Mooriben, personne ressource issue du milieu des organisations paysannes et M. Ibrahim Diori,  juriste,  membre de Alternative Espace Citoyens.

Etaient également de la partie, des acteurs de la société civile, du secteur privé et d’institutions avertis sur les questions des semences.

La discussion a permis de mettre l’accent sur les enjeux et défis liés aux questions des semences paysannes, notamment:

  • Les enjeux Sociaux : les menaces constituées par les industrielles sur les semences traditionnelles ;
  • Les enjeux climatiques : la saison des pluies réduite de 4 mois à 2 mois ;
  • Les enjeux Economiques : le coût élevé des semences industrielles pour le paysans;
  • Les enjeux Environnementaux : le facteur biodiversité des cultures non adaptées aux différents terroirs;
  • Les enjeux Politiques : la mondialisation et l’élaboration d’un cadre juridique qui ne répondent pas aux réalités nigériennes.

 Les conférenciers ont aussi soulevé l’insuffisance de la prise  en  compte des producteurs dans la définition des lois qui régissent les systèmes semenciers au Niger.

Selon les conférenciers, pour revaloriser les semences paysannes, il est important d’impliquer les acteurs concernés sur la mise en œuvre des lois concernant les semences et mettre en place un système de réseautage pour permettre l’existence d’un espace de concertation entre tous les acteurs des systèmes semenciers. Cela, afin de faciliter l’organisation des foires de semences paysannes pour une meilleure prise de conscience par les producteurs.

En conséquence, la question de certification des semences de qualité occupe toute une place parmi les préoccupations des acteurs de la filière des semences au Niger. D’où, le problème du cadre juridique soulevé à travers la politique semencière du Niger qui tend à attribuer à un certain nombre de personnes des droits sur des semences aux fins de certification et de revente, à leur guise.

En conclusion, certains spécialistes présents, ont mis un accent particulier  sur la valorisation des semences paysannes ainsi que sur l’ensemble du secteur afin d’exploiter notre patrimoine, notre terre.

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