COVID-19 : Quelles stratégies de survie pour le secteur informel Nigérien ?

COVID-19 : Quelles stratégies de survie pour le secteur informel Nigérien ?
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La pandémie liée à la maladie du coronavirus a bouleversé la vie économique mondiale. Les Etats et les organismes financiers s’organisent pour la riposte, à travers la planète. Au Niger, le gouvernement a élaboré et mis en œuvre un plan global de riposte dont les besoins en ressources financières estimés à 597 milliards ont réévalués à 1.436 milliards de francs CFA.

Afin de briser la chaine de contamination, des mesures de restrictions ont été prises. La ville de Niamey est entièrement confinée, les frontières fermées et un couvre-feu instauré de 21h à 5h du matin. Ces mesures ont engendré des effets négatifs sur l’environnement des affaires.

Les activités  des très petites entreprises et du secteur informel sont au ralenti. Et La clientèle se fait rare. « En cette période de pandémie, les gens sont assis et inquiets, l’engouement des affaires est faible » a déploré Mahamane Sani Abdoul Karim, vice-Président du marché Karam-Karam, un marché de mobiliers très visité de la capitale.

A Karam-Karam, la vie de plus 400 personnes est menacée. C’est le cas de Yahaya Mahamadou, commerçant, pour qui les chiffres d’affaires sont en chute libre. Pour lui, la demande de meubles confectionnés dépend des cérémonies ou autres festivités du ménage (mariage, baptême, anniversaire etc.). Or, plus d’engouement pour ces activités. « Rien ne bouge. Vraiment, j’ai ressenti profondément les effets négatifs des différentes mesures prises par le gouvernement » a-t-il déploré avant de continuer. « Il m’arrive souvent de rentrer bredouille chez moi ».

Ailleurs, la vie ne sourit pas non plus face aux mesures de restrictions. Des vendeurs de viandes, de brochettes et de frites sont contraints de réduire leur personnel. Opérant la nuit sur les grandes artères de la capitale, ils sont à terre. Couvre-feu oblige. « Présentement, nous sommes dans le désarroi avec le couvre-feu. C’est une activité nocturne et tout le réseau qu’on a tissé  pendant 10 ans est balayé par ce couvre-feu » a glosé Rabiou Moussa, vendeur de viandes et frites.

Outres les secteurs de mobiliers et de la restauration, le secteur agricole spécifiquement ceux des fruits et légumes sont également touché. Et en cette période de confinement de la ville de Niamey, le marché des fruits et légumes est asphyxié.

Ces producteurs font face à d’énormes difficultés d’importations et de commercialisation de leurs produits. Ceux qui ont déjà envahi le marché de Niamey sont en voie de pourrissement.  « Avant la crise sanitaire, les gens en achètaient. Maintenant ils sont de plus en plus réticents. Ils ne viennent plus, ils nous évitent. En cette période de chaleur, nos produits sont facilement périssables. Et si nous n’écoulons pas vite,  la perte est inévitable » a déclaré Moussa Souleymane, un producteur agricole venu de la région d’Agadez.

Loin d’être les seuls à payer le lourd tribut de ces mesures de restriction, les conducteurs de taxi font parti aussi du lot. Leurs chiffres d’affaires ont également dégringolé. Au demeurant, l’on peut se poser entre autres questions: Que leur faut-il pour leur survie ? Quelles mesures d’accompagnement leur faut-il ?

A Mahamane Sani Abdoul Karim de dire : « Le gouvernement a fait des promesses d’accompagnement. Nous l’attendons toujours ».

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Kayveen AKAMAH

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