Commercialiser les technologies de la recherche pour trouver des réponses aux questions de développement

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Une réflexion de Docteur Issoufou KAPRAN Agronome généticien de formation et cadre du ministère de l’agriculture (INRAN) en détachement auprès AGRA (Alliance for a Green Révolution in Africa), un organisme privé.

Docteur Issoufou KAPRAN voudrait, au-delà de sa formation, s’engager à trouver des réponses aux questions de développement. Et depuis 1988, il exhorte à la commercialisation des technologies de la recherche, à travers un secteur privé local afin de trouver des réponses aux questions de développement. Aussi, Docteur Issoufou KAPRAN a contribué à encourager la création d’entreprises semencières rurales. Et, il était heureux dans sa logique suite à son engagement par AGRA pour mener cette même bataille dans la sous-région.

La filière Lait

Au Niger, selon Docteur Issoufou KAPRAN, le problème de la production et de la commercialisation du lait mérite d’être posé car les politiques agricoles du Niger doivent se faire autour de l’élevage. Mais, mieux, parce que les contraintes posées (la production, la transformation, l’encadrement public par le ministère, les impôts) sont très similaires à celles du secteur des intrants agricoles dont les semences végétales (mil, sorgho, niébé, arachide,etc) ainsi que leur corollaire, les engrais notamment. Ici, il serait intéressant de mettre ensemble, les acteurs du domaine semencier qui est à un stade moins avancé que celui du lait, afin d’aider à le booster.

La transformation des produits de l’agriculture

Sur le projet d’appui à la transformation du niébé, du dambou, du moringa, du kilichi et du sésame, il serait temps de passer à l’action après tant d’années consacré aux recommandations. Le Niger est probablement le seul pays de la sous-région Ouest Africaine où on ne trouve pas de plats nationaux dans les restaurants. Il existe un laboratoire de technologies alimentaires à l’INRAN très innovant avec un certain succès en fabrication de couscous de mil et de sorgho. Depuis plus de 10 ans,les chercheurs ont mis au point un équipement ‘facile’ à fabriquer dans les ateliers de l’EMIG à Niamey, cependant la prise en charge commerciale reste timide malgré tous les efforts de ces chercheurs mal connus au Niger.

Sur le cas spécifique du niébé, à Accra (Ghana)il est en vente dans les magasins d’alimentationet se présente dans des sachets de 1 kg bien propres et labélisés. Vendu à 12 cedis, soit à peu près 1.500CFA, le sac de 100 kg reviendrait alors à 150.000CFA. Les agriculteurs nigériens seraient certainement contents si le sac leur rapportait 50.000CFA de manière régulière! Au Ghana aussi le niébé existe en vente artisanale dans les marchés traditionnels, mais pourquoi est-il possible qu’un entrepreneur en vende en magasin et pas au Niger? Beaucoup de réponses existent, mais la première serait que l’initiative individuelle au Ghana est plus libre qu’elle ne l’est au Niger. Au Ghana toujours,  on y trouve aussi de la poudre en sachet dans les magasins pour faire du koko (la bouillie). Les revendeurs de ce Koko sont visibles, avec des grandes thermos, en bordure des artères principales d’Accra! Tout cela est de l’entreprenariat basé sur les habitudes alimentaires locales.

Supportons les initiatives locales, pour susciter l’intérêt de la majorité en espérant une ruée vers cette forme d’entreprenariat très utile.

Agronome généticien

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