Des aires protégées pour la relance du tourisme au Niger ?

Le Niger dispose de sept (7) aires protégées réparties dans ses différentes régions : le parc régional du « W », à cheval entre le Bénin, le Burkina et le Niger dont 220.000 hectares sur la partie Nigérienne ; la réserve totale faunique de Tamou avec ses 77.000 hectares; la réserve partielle de faune de Dosso avec 306.000 hectares. Ensuite viennent la réserve totale de faune de Gadabédji 76.000 hectares, la réserve naturelle nationale de l’Aïr et du Ténéré 6.807.070 hectares. Cette réserve inclut une zone centrale appelée le Sanctuaire des addax dont la superficie est estimée à 928.300 hectares et le Termit-Tin Touma avec 9.700.000 hectares.

Ces réserves riment avec l’accroissement avéré des espèces qu’elles renferment. A cela s’ajoute l’embellissement de ces réserves par des spécimens qui font la fierté de la faune nigérienne : l’addax et la gazelle de dama communément appelé le mena. Le tout rehaussé par le retour entre autres de l’outarde de Nubie, du guépard, de l’autruche du nord d’Afrique, des hyènes rayées menacées d’extinction.

Selon Halissou Hamidou Garba, chef division des aires protégées au ministère nigérien de l’environnement«La réserve nationale naturelle de l’Aïr et du Ténéré qui fait 7 millions 338 mille hectares englobe le sanctuaire intégrale des addax (…) Ceci est le fruit de l’engagement de la conservation de la biodiversité développée par les autorités actuelles.»
« Le nombre des girafes est passé de 52 individus en 1996 à 500 individus en 2016 », a fait savoir le Col-Major Abdou M. Issa, directeur général des Eaux et Forêts, (source : numéro 19 de l’émission TV Agri Challenge).

La politique de la conservation de la biodiversité animale et de la gestion des Aires protégées s’inscrit dans le cadre des plans stratégiques du développement durable et de la protection de l’environnement. Cette stratégie bénéficie de l’appui des partenaires techniques et financiers, notamment l’Union Européenne, qui à elle seule, participe à hauteur de 43,7 millions d’euros soit plus de 30 milliards de francs cfa. A propos, Raul Mateus Paula, ambassadeur de l’UE au Niger dira que «L’Union Européenne lutte aux côtés du Niger pour la biodiversité avec différents programmes (…).Le Niger est parti d’une protection de 6% à 14% de ses espaces naturels, soit plus de la moyenne qui est de 12%» s’est-il félicité, avant d’affirmer que « la réserve naturelle nationale de Termit-Tin Touma est la plus grande réserve au monde. »

Avec ces chiffres, le Niger peut se réjouir des avancées connues en matière de protection de la biodiversité. Ce qui permettra de relancer le tourisme, un secteur qui contribue à hauteur de 1,7% du PIBde l’économie nationale avec 63.000 visiteurs étrangers recensés en 2006, selon Wikipédia. A ces bons chiffres vient se greffer plus de 8700 emplois permanents créés à en croire la même source.

L’espoir est permis de (re)voir les amoureux du safari et de la vie sauvage. Un espoir qui ne doit toutefois pas émousser l’ardeur du Niger dans sa lutte contre le braconnage (une des principales causes d’extinction d’espèces animales), de la dégradation et de la pollution de l’environnement ; et la quête anarchique de terres cultivables dans les aires protégées.

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