UEMOA : deuxième journée de la session spéciale aux médias

La session spéciale dédiée aux professionnels de la communication se poursuit dans la cité de Djermakoye.

Pour cette deuxième journée, trois conférences ont été co-animées dont la présentation des directives du cadre harmonisée des finances publique ; le pacte de convergence et de la libre circulation des marchandises au sein de l’espace UEMOA.

Le premier conférencier, Sérigne M’backé SOUDOU s’est longuement appesanti sur l’orientation de la dépense publique, conformément aux directives de l’UEMOA.

« Adoptées en 2009, les directives du cadre harmonisé de l’UEMOA visent à améliorer l’efficacité de la dépense publique, en instaurant, dans cet espace, une véritable transparence dans la gestion des affaires publiques » a-t-il martelé.

A travers la transposition de ces directives à l’échelle nationale, la gouvernance devient davantage axée sur les résultats que des actions. Aussi, les ministères se convertissent en programme et le ministre chargé des finances n’est plus l’ordonnateur unique des dépenses publiques.

Les innovations de ces directives sont le principe des droits constatés, c’est-à-dire la comptabilité de patrimoine de l’Etat, la publication des performances, la déconcentration de la fonction d’ordonnateur et le renforcement du contrôle par le parlement. Les deux derniers thèmes ont été exposés par Oumar Sanago du bureau de représentation de la commission de l’UEMOA au Niger.

Il a parlé du pacte de convergence qui englobe l’ensemble du « mécanisme de la surveillance multilatérale qui garantit la stabilité des prix, une croissance forte et durable » a-t-il paraphrasé, avant d’ajouter que « ce pacte de convergence accompagne le processus d’unification économique et monétaire ». Il a ensuite présenté la situation macroéconomique de l’UEMOA et l’évolution de critères de convergence pour la période 2000-2015.

La présentation de la libre circulation des biens (marchandises) au sein de l’UEMOA a suivi. A ce niveau, les participants ont été édifiés sur les différentes marchandises qui sont exonérées de droit des douanes. « Seule les produits du cru originaires et ceux de l’artisanat traditionnel sont soumis au tarif extérieur commun » a expliqué le
conférencier. Le conférencier est revenu sur le tarif extérieur commun.

Celui-ci reflète, dit-il, « les orientations de la politique commerciale d’une région et ses priorités au développement économique ».

A l’occasion, le résultat d’une enquête a été projeté. Cette enquête porte sur les prélèvements illicites observés par voyage, par pays et le temps moyen perdu au niveau des corridors. Le résultat de cette dernière révèle que beaucoup d’efforts doivent être menés, afin de rendre la libre circulation des biens dans l’espace UEMOA, une
réalité.

Notons que tout au long des présentations, des séances interactives aussi riches que variées furent établies entre les conférenciers et les participants.

Chégou LAOUEL, envoyé spécial (Dosso)

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