Prolifération des Stations-services : Un danger public délibérément créé

Sur un total de 497 stations de vente des hydrocarbures ouvertes au Niger, 117 sont implantées  à  Niamey, avec  un taux de progression de 25% (source officielle 2013). Un laissez aller monté et entretenu avec la bénédiction des pouvoirs publics et qui représente un danger certain pour les personnes et les biens si par malheur un accident survenait.

Une implantation croissante et anarchique des stations-services très remarquée sur les artères de la capitale. En effet, depuis que notre pays est devenu producteur de pétrole, les privés nigériens ne cessent d’investir dans ce secteur énergétique.

Comme tout service, l’offre de carburant dépend de la demande ici sans cesse croissante. Cela a favorisé la prolifération  sauvage des stations d’essence malgré le prix exorbitant du produit, et sans tenir compte du respect strict de la règlementation en la matière. Ainsi, le Niger produit officiellement 20.000 barils/jour dont 7000 barils destinés à la consommation journalière  domestique.Avec cette quantité,ce sont toutes les sociétés  œuvrant dans ce secteur qui  se partagent ce volume pour satisfaire la demande des consommateurs.

S’agissant des ressources humaines pour les emplois, les stations-service n’ont point besoin de diplômés particuliers, elles embauchent de jeunes, généralement sans qualifications précises qui travaillent en plusieurs équipes.

La concurrence n’existe que de nom car le prix demeure unique et inflexible depuis des années maintenant et quel qu’en soit le nombre de prestataires. A qui profite alors cette  floraison deces commerces dangereux, peut-on s’interroger ?

Pour que cette activité libérale puisse contribuer réellement au développement économique et social du pays et générer des emplois durables, le tout dans un cadre sécurisé, il serait bon que l’Etat revisite les procédures d’octroi d’autorisations  endurcissant la réglementation afin de limiter cette floraison, pour ainsi épargner aux populations riveraines des risques importants.

Il y a 3 ans, c’est un rappel,  les députés nationaux avaient tiré la sonnette d’alarme face à cette prolifération vertigineuse(taux de progression de 25%). Visiblement, ce cri d’alarme n’a pas trouvé d’oreilles attentives.

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