Le président nigérien à la conférence G20 – Afrique: « il faut que l’Afrique cesse d’être un simple réservoir de matières premières »

Président Nigrien Mahamadou Issoufou au G20 2017

Présent à la conférence G20–Afrique démarrée le lundi 12 juin en Allemagne, Issoufou Mahamadou, chef d’Etat du Niger, soucieux de redéfinir les contours d’investissements en Afrique, a présenté un chapelet des propositions. Ces propositions mettent en avant un partenariat gagnant-gagnant entre l’Europe et l’Afrique. De l’économie à l’éducation en passant par la culture. Tout y est.

Les recettes fiscales des Etats Africains proviennent dans leur majeure partie de l’aide publique accordée à l’Afrique (de 50 milliards de dollars US). Elles semblent insuffisantes pour atteindre les objectifs de développement durable(ODD) dont les besoins d’investissement – pour le contient africain- sont évalués à 600 milliards de dollars par an, jusqu’en 2030, soit environ 1% du PIB des pays du G20 ou 1,5% de celui des pays du G7.

Ainsi Mahamadou Issoufou, le président nigérien, offre-t-il une première proposition visant l’accroissement des recettes fiscales internes des Etats africains dont la moyenne se stabilise à 17% contre 35% pour les pays de l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques, OCDE. C’était lors de son discours à l’ouverture de cette conférence, relayé par le site officiel de la présidence.

Pour y parvenir, « il faut que l’Afrique cesse d’être un simple réservoir de matières premières et que le commerce entre elle et le reste du monde soit équitable» a indiqué Mahamadou Issoufou avant d’indiquer que le Niger, s’est fixé pour objectif, un taux de pression fiscale de 20% en 2020 et de 25% en 2030.

Dans sa seconde proposition, le président nigérien appelle à la favorisation des investissements privés. Un appel suivi d’une recommandation à l’endroit des Etats africains de promouvoir la bonne gouvernance politique et économique, d’assurer la paix et la sécurité afin de favoriser le climat des affaires. « C’est à cela que nous nous attelons au Niger où les libertés sont garanties, la lutte contre la corruption progresse, les réformes sur le climat des affaires se poursuivent, une lutte implacable est menée contre le terrorisme et le crime organisé, pour garantir la paix et la sécurité», a-t-il ajouté effleurant au passage la mise en place prochaine de la Zone de libre-échange continentale (ZLEC) pour favoriser les conditions du développement du continent. Toujours selon le site de la présidence.

Par ailleurs, Mahamadou Issoufou a fait jaillir à cette conférence G20 – Afrique, la vision du continent de soutenir son dividende démographique et en faire d’ici 2063 un dividende économique. En clair, le président nigérien invite les pays de G20 à miser sur le développement du capital humain de l’Afrique, des infrastructures, des télécoms, de l’énergie. Il n’a pas passé sous silence la promotion de l’agriculture, la renaissance culturelle et l’abandon de l’ancien système éducatif (héritage colonial) puis la modernisation sur le plan social et politique de l’Afrique.

« L’Afrique doit se redresser, retrouver cette estime de soi indispensable aux grandes ambitions» a-t-il conclu.

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