Passer de l’arme à la houe, Elh Oumarou s’est illustré parmi les grands producteurs agricoles nationaux.

Propriétaire de plusieurs hectares de terre cultivable, Elh Oumarou est un officier supérieur de la Garde Nationale, à la retraite depuis 2008. Natif de Niamey et âgé de 66 ans, Elh Oumarou Garba est issu d’une famille d’agriculteurs. Actuel président de la Chambre Régionale des agriculteurs de Niamey, l’homme est lui-même producteur agricole.
Durant 35 ans de carrière militaire, Elh Oumarou n’a jamais eu peur d’investir dans l’agriculture. «  Le service n’empêche pas l’homme de travailler la terre » dit-il, avant d’ajouter « partout où on m’affecte, je donne un exemple à la population et même aux militaires ».

Père de 24 enfants, Elh Oumarou vit à Niamey. Dans cette ville, Il possède deux Jardins à 5 kilomètres de son quartier de résidence (Banifondou). Dans son premier jardin de 6 hectares, on trouve toutes sortes de fruits consommés au Niger, et des variétés de plantes comme l’olivier, l‘avocatier, le moringa indien et plus de 20 variétés de manguiers qu’il importe des pays voisins. Outre la consommation domestique, la vente de ces fruits sur le marché lui procure un revenu moyen annuel de 3 millions de FCFA, voire plus.

Quant à son second jardin de 2,78 hectares, il y cultive spécialement du moringa et du manioc. Ce père de famille travaille la terre avec ses enfants, dont la plupart sont des fonctionnaires, des diplômés d’Etat et des étudiants. Ces derniers se disent fiers de travailler la terre aux côtés de leur père, car l’éducation reçue de lui est fondée essentiellement sur «le  travail ».

Elh Oumarou ne s’est pas arrêté là, puisqu’il pratique aussi la pisciculture et l’élevage aux alentours de ses jardins. « La grande difficulté rencontrée au début de son activité est l’eau. Il lui a fallu un gros investissement pour décanter cette situation d’insuffisance d’eau pour l’irrigation » se souvient-il.

Cet exemple doit inspirer plus d’un nigérien. Les jeunes doivent s’en inspirer pour s’engager dans l’agrobusiness, car ce secteur permet non seulement de se réaliser, mais aussi de contribuer à l’autosuffisance alimentaire.

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