Niger : Lenteur dans le développement du secteur agricole

Champ

La base d’un développement économique durable c’est l’Agriculture.
Au Niger, plus de 80% de la population pratique l’agriculture. Pays à vocation Agro-Sylvo-Pastorale, le paradoxe de ce pays est que cette dernière ne couvre pas les besoins alimentaires de l’ensemble de la population d’où la récurrence de l’insécurité alimentaire dans de nombreuses zones du pays.
La plus part de la population qui s’investit dans l’agriculture au Niger n’a pas de moyens suffisants et nécessaires pour exploiter ces terres arables. Pour beaucoup, l’agriculture devient une activité de substance, un secteur de dernier recours, animé par une main d’œuvre peu qualifiée et très pauvre qui luttent pour la survie.
Toute économie dont les trois(3) secteurs ne sont pas développés est une économie brinquebalante. Il s’agit, par ordre croissant comme indique les théories économiques :
-D’abord le secteur primaire : l’agriculture, l’élevage, la pêche,… sont à vulgariser et à moderniser, en vue de céder des mains d’œuvres au secteur secondaire ;
– Puis, vient le secteur secondaire dans la transformation des produits agricoles et de leurs dérivés. Le développement des industries à ce niveau absorbe les travailleurs qui sont exclus du secteur primaire. Les industries produisent des machines et les engrais chimiques pour améliorer la technique de production et pour augmenter la quantité produite ;
– Enfin, vient le secteur tertiaire qui est le service. Ce secteur doit être au service des deux premiers, surtout pour la commercialisation des produits manufacturiers. Le développement des Nouvelles Technologies de la Télécommunication et de l’Information rend plus productif les facteurs de productions, réduit l’intervention de la force brute de l’Homme dans le processus de la production et maximisent le temps.
Cependant, au Niger, peu des agri-preneurs s’intéressent à la pratique de l’agriculture. Ils se positionnent en appui-conseil, sans qu’ils ne partent labourer la terre, la mettre en friche, semer, faire le suivi jusqu’à la récolte et envisager vendre le produit sur le marché.
Tant que le secteur tertiaire nigérien n’est pas au service de son secteur primaire, l’autosuffisance alimentaire serait irréalisable. Aussi, le solde commercial sera toujours déficitaire, du fait de l’importation des produits alimentaires.

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