Niamey: les zones cultivables menacées par l’Urbanisation

Zones cultivables à Niamey

Les quartiers périphériques de Niamey sont habités par une importante population, compte tenu des facteurs socio-économiques de ces dernières années. Ces habitants sont soient des travailleurs dans divers domaines tels maçonnerie, chauffeurs de gros camions, plomberie ou tout simplement des revendeurs, etc.

Issue de la population paysanne, même en ville, pratiquent l’agriculture comme activité secondaire ou du moins saisonnière. A l’occasion du début de cette période d’hivernage, l’équipe de Business Challenge s’est déplacée à environ deux(2) kilomètres, au Nord de l’hôpital de référence pour rencontrer cette population.

Assis à l’ombre d’un arbre, l’officier des forces armées nigériennes à la retraite, le capitaine Souleymane et deux de ses voisins Yacouba et Niandou, sont unanimes sur travail. « Ici, les produits les plus cultivés sont le mil et le haricot, dans cette circonscription géographique ». La production annuelle n’est pas destinée à la vente, estiment Yacouba et Niandou. « Tout ce que nous produisons, nous les consommons sur place ».

Depuis bon nombre d’années, ces habitants de la périphérie de Niamey s’adonnent à la culture de subsistance avec peu de moyens financiers, déployant des gros efforts physiques. Toutefois, ces agriculteurs ne s’attardent pas sur les charges d’exploitations, nous explique Niandou, maçon de son état. Il cultive chaque année pour subvenir aux besoins alimentaires de sa famille ainsi que pour ses animaux.

Ces producteurs précisent que la production annuelle, couvre en moyenne leurs besoins alimentaires de 6 mois seulement. Après la récolte, une partie des tiges de mil et des feuilles de haricot qui servent pour engraisser les animaux, sont vendus en détail, en raison de 250 à 1000FCFA, le fagot, en période de soudure. D’où un revenu supplémentaire annuel de 200 000 FCFA à 400 000 FCFA.

Les femmes dans cet espace ne sont pas en reste. De leur côté, elles cultivent du Gombo, très prisé et qui est utilisé couramment pour assaisonner la sauce. Cette culture traditionnelle faite avec les moyens de bords, reste néanmoins importante pour les femmes, dans la mesure où elle leur assure des petits revenus de subsistance.

Avec le rythme de l’Urbanisation, les terres de cultures sont menacées. Les parcelles loties sont mises en valeur et les maisons poussent à grands pas, réduisant ainsi, cette seconde chance de joindre les bouts à travers l’agriculture de subsistance.

Zones cultivables à Niamey

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