Niamey : vers une solution pour les déchets ?

La question de l’assainissement de la ville de Niamey est sur toutes les levres dans la capitale nigérienne, particulièrement après la descente, en début de semaine, sur le terrain du Président Issoufou Mahamadou qui a fini par déclarer : «J’ai l’impression qu’il y a une insouciance et une indifférence des responsables locaux, ces comportements sont incompréhensibles.» Une remontrance du président de la république à l’endroit des responsables des municipalités et des collectivités, relayée par le site d’information NiameyEtLes2Jours.

Pour les « niaméyiens » la révocation d’Assane Seydou, maire de la ville de Niamey, par un décret (sans préciser les raisons) pris en Conseil des ministres en date du jeudi 20 juillet 2017, serait (aussi) passée par là.
Sous d’autres cieux, les déchets au lieu d’être des problèmes, sont plutôt considérés comme une richesse qui contribue au développement économique.

Au Cameroun, par exemple, les déchets plastiques notamment sont recyclés et utilisés à la place du ciment pour faire des pavés écolo. Ensuite le compostage, domaine dans lequel le Ghana est favori en Afrique de l’Ouest par la valorisation des déchets pour aider à résoudre les problèmes de la pollution de l’environnement provenant des déchets non collectés et la piètre fertilité des sols. La transformation des déchets en énergie est aussi d’usage spécifique. Et les premiers en Afrique sont les pays anglophones et maghrébins.

S’il est vrai que bons nombres de pays africains y compris le Niger optent pour les centres d’enfouissement des déchets, la gestion et la transformation des déchets seraient des options judicieuses.

Autrefois, de nombreux incidents liés à la contamination du sol, mais aussi à la contamination des eaux souterraines ont eu comme origine les centres d’enfouissement des déchets. La gestion et la transformation participent non seulement à la protection de l’environnement mais également à la création de richesses.

Selon une étude conduite par l’ONG Oxfam-Québec en 2008, les déchets plastiques non biodégradables constituent 5% des déchets ménagers solides produits à Niamey. « Et si des PME en ce sens étaient créées et appuyées par les autorités, vous imaginez combien le Niger sortirait gagnant ?» se demande un observateur de la vie économique nigérienne. «Tout au long de ce processus, il y a plusieurs business. D’abord la collecte, le tri, le traitement et le recyclage. On peut aussi se spécialiser dans la collecte d’un seul type de déchet et le revendre.» continue-t-il.

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