Niamey : L’ambiance au grand marché à 48heures de la fête de l’Aïd El-Fitr

Grand Marché de Niamey fête de Ramadan

La communauté musulmane du Niger s’apprête à célébrer, ce week-end la fête de l’Aïd Al-Fitr, communément appelée la fête de ramadan. Cette fête est jalonnée par de multiples dépenses tant pour la consommation que vestimentaires. L’équipe de Business Challenge était au grand marché pour constater l’ambiance qui prévaut.

Une marrée humaine envahie le grand marché ce vendredi matin, 23 juin 2017. Les clients sont venus de tous les quartiers de Niamey, pour acheter divers articles. «  Les prix des chaussures sont abordables » éclate de rire madame Maiga, accoudée au comptoir d’une boutique de chaussures. Elle a dépensé au-delà de 250 000FCFA pour l’accoutrement de ses enfants. Mais « le salaire de ce mois n’est pas encore payé  » dit-elle.

Préparatifs fête de Ramadan Grand Marché de Niamey

Une situation qui limite les besoins des ménages de beaucoup de fonctionnaires nigériens pour cette occasion. Néanmoins, elle appelle la population à ne pas s’endetter, car cette fête n’impose aucune obligation.

« Diminuer, c’est trop cher » c’est le slogan de nombreux clients dans leurs conversations. «  Nous venons à peine de finir un mois béni de ramadan, qui a nécessité un lourd budget. Et nous voici face à une nouvelle dépense » a rétorqué un élément des forces de défenses et de sécurité, qui est venu faire ses courses.

Au niveau des vendeurs, la joie se lit sur leurs visages. C’est une période rare où le chiffre d’affaires est doublé, sinon plus, malgré la morosité financière que les clients déplorent. Comme le précise Hassoumi, vendeur d’articles de décoration depuis 1987. Il n’y a pas un grand changement de prix, dit-il cette année. En effet, cette marge que les clients dénoncent, n’est que le résultat d’une répercussion du coût d’entretien des infrastructures sur les prix de nos articles. Car les infrastructures que nous louons, sont dégradées et la pluie nous inonde.

Nasser et Loukoumane, deux jeunes gens venus se procurer des tenues de fête ont trouvé des ensembles de leurs choix à un prix dépassant 12 000FCFA, sans parler des chaussures qu’ils sont en train de négocier à 4000 FCFA, mais le vendeur maintient le prix à 6000FCFA.

Les dépenses de la fête de l’Aïd El-Fitr viennent s’ajouter aux dépenses supportées par les ménages au cours de ce mois du Ramadan. Les ménages sortent financièrement fragilisés et/ou sont lourdement endettés.

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