Métier de Soudeur: une richesse dans l’informel

Soudeurs Niger

Le métier de soudure est exercé de façon informelle dans la plupart des cas. Cette activité reste néanmoins une source non négligeable de revenus des ménages qui n’ont pas encore intégré le circuit formel de l’économie.

L’équipe de Business Challenge s’est intéressée au cas d’un jeune, qui s’est distingué dans cette activité de soudure : M. Djibo Yayé.

Passionné de ce métier, M. Djibo  Yayé commença cette activité auprès de son grand frère dans les années 1990 comme apprenti. A cette époque, l’activité de soudure était très mal vue par certaines couches sociales, dit-il.

Il érige son premier atelier de soudure en 2006. Ensuite, constatant l’immense besoin de ce service, il a rapidement étendu son activité dans les quartiers périphériques, afin de répondre aux demandes sur les chantiers de construction.

N’ayant reçu aucune formation technique, ni des appuis de projets, M. Djibo est présentement propriétaire de trois ateliers, et emploie une vingtaine de jeunes sur le terrain.

Dépourvu de toute comptabilité, M. Djibo est conscient de sa situation d’entrepreneur informel. Néanmoins, il s’acquitte annuellement de son devoir auprès de l’Administration fiscale, d’un montant de 195 000FCFA par an pour les trois ateliers, outre les taxes de collectivités territoriales et la facture d’électricité. Très satisfait des retombées de son activité, grâce à laquelle il a construit à Niamey et fondé un foyer, Djibo a même pu effectuer le pèlerinage à la Mecque en offrant cette occasion aussi à ses parents.

Seul l’honnêteté, la rigueur dans le travail et le respect du contrat verbal permettent à l’homme de s’épanouir dans ce métier, a-t-il promulgué comme conseil aux futurs soudeurs.

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