Mariama Ibrahima Maifada : « En tant que femme, il me faut (…) travailler deux fois plus qu’un homme pour me faire entendre par les employés »

 Mariama Ibrahima Maifada, nantie d’un diplôme en management dans les pays en voie de développement à Paris, s’est lancée dans l’agriculture. Elle contribue à faire de sa terre, le Niger, une richesse. Et son credo est de lutter contre l’insécurité alimentaire dans son pays. « Pour moi il est inconcevable qu’on dise qu’au 21è siècle, les gens ne mangent pas à leur faim (…) au moins je vais essayer de nourrir les gens ; et ça c’est une activité noble » a déclaré Mariama Ibrahima Maifada, dans le numéro 21 de l’émission AgriChallenge.

Pour atteindre son objectif, Mariama Ibrahima Maifada crée sa ferme : Ma Terre, Ma Richesse, sise à la périphérie de Niamey, dans le 5ème arrondissement de la ville. Celle-ci, de par la diversité de production : ovins, caprins, bovins et aussi de la pisciculture (avec 20 bassins de poissons), fait sa « richesse ».

Outre la pisciculture et la culture bio, la ferme se veut un caractère intégrateur. Universitaire de son état, nigérienne de nationalité et patronne de son agro-business, la jeune femme dirige une équipe de 5 personnes dont un berger, un gardien, un alimentateur de poissons et deux autres collaborateurs pour la production agricole. A cette équipe s’ajoute de la ressource humaine notamment « des jeunes et des femmes qui viennent prêter mains fortes» explique-t-elle.

A part l’épineuse question de financement dont souffrent les entreprises, les contraintes auxquelles fait face Mariama Ibrahima Maifada, relèvent également du genre. En tant que femme, la jeune universitaire connait des difficultés dans l’exécution de ses consignes. « Il me faut redoubler d’efforts, travailler peut-être deux fois plus qu’un homme pour me faire entendre par les employés(…) » a-t-elle assuré. Mariama Ibrahima Maifada nourrit l’ambition d’intervenir dans la transformation de sa production à l’instar du moringa.

Commentaires

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3 thoughts on “Mariama Ibrahima Maifada : « En tant que femme, il me faut (…) travailler deux fois plus qu’un homme pour me faire entendre par les employés »”

  1. Bravo Marie. Je te souhaite bonne chance et surtout ne baisse pas les bras.
    Tu fais une fierté de toute une nation en occurrence celle de la femme nigérienne.

  2. courage ma cher reusse. bonne chance, et ne baisse jamais les bras. sache que j’ai beaucoup apprécié ta compétence

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