Maradi : Abdoul Kader Sani Gonda offre ses expériences transversales aux futurs entrepreneurs.

Suite à l’adoption de la loi interdisant la fabrication et l’importation des sachets plastiques au Niger, la seule unité de production et recyclage des sachets plastiques s’est retrouvée dans l’obligation de fermer ses portes. Cette fermeture a engendré d’énormes pertes d’emplois et d’investissement non récupéré pour le perfectionnement de l’entreprise.

Quant au Directeur Général et actionnaire de Niger-plastique S.A, Sani Gonda AdoulKader, il s’est vite reconvertit pour devenir leader en un temps record dans la restauration-hébergement à Maradi. L’équipe de Business Challenge s’est entretenue avec ce jeune doté d’une expérience transversale sur sa reconversion.

1)Bonjour Mr, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Je m’appelle Abdoul Kader Sani Gonda, je suis Président Directeur Général de la société KSG Plaza, basée à Maradi. Je suis titulaire d’un BTS en commerce international.

2)Vous êtes également ancien Directeur Général et actionnaire de Niger-plastique S.A, parlez-nous des conséquences économiques qu’avait engendrée sa fermeture ?

D’abords, je dois préciser que suite à l’adoption de la loi interdisant la fabrication et l’importation des sachets plastiques au Niger, notre entreprise Niger-plastique S.A a subi de plein fouet, les conséquences catastrophiques et douloureuses que vous connaissez. En effet, plus d’une centaine de salariés se sont retrouvés au chômage ainsi que les énormes pertes financières que cela a engendré.

3)Actuellement vous intervenez dans quel domaine et depuis combien de temps?

Je me suis reconverti, depuis 3 ans maintenant, dans le service : Restauration, hébergement, l’import-export et l’immobilier.

4)Qu’est-ce qui vous a motivé à entreprendre dans ce secteur ?

J’ai investi dans ce secteur afin de participer entre autres à la modernisation de notre chère ville Maradi, et de lutter contre le chômage des jeunes.

5)Quelles sont les difficultés auxquelles vous vous êtes confrontées au début de l’activité (votre reconversion)?

J’ai surtout eu à faire face aux difficultés de financement de mon projet ainsi que la disponibilité d’un personnel qualifié.

6)Comment se porte votre entreprise présentement (en termes de création d’emplois) ?

Plaza compte, aujourd’hui, une trentaine d’employés. Incha Allah, d’ici 2018 avec le projet d’extension d’une résidence haut standing, la société offrira d’autres opportunités d’emploi à la population.

7)Quelles sont vos ambitions d’entreprise ?

J’ai pour ambition d’investir dans divers secteurs afin de créer plus d’emplois, plus d’infrastructures économiques au profit de la capitale économique ; Maradi.

8)Quelle observation faites-vous sur le climat des affaires au Niger ?

Il n’est pas facile d’entreprendre au Niger. Les contraintes sont de plusieurs ordres : instabilité économique, les charges fiscales et le coût de l’énergie qui est extrêmement élevé. Tout ceux-ci compliquent l’émergence des jeunes entreprises.

9)Quel conseil donneriez-vous à ceux-là qui hésitent encore à entreprendre ?

Je conseille aux jeunes qui veulent entreprendre de croire en leurs projets. D’être courageux et persévérants face aux difficultés inhérentes à l’environnement du marché.

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