La mendicité : une pratique qui tue l’économie nationale

Le Sénégal, a voté récemment une loi sur le retrait des enfants de la rue.  Des peines d’amende et d’emprisonnement seront infligées à tout parent ou tuteur qui laisse l’enfant sous sa garde mendier dans la rue. Le Niger peut emboiter le pas. 

«Vas travailler au lieu de mendier», c’est la boutade lancée un jour par un citoyen nigérien travailleur, à un autre citoyen qui mendie (sans raison apparente). Réponse du mendiant : «  ce que je fais, c’est aussi du travail»…..en considérant sa mendicité comme un travail, ce mendiant n’a-t-il pas déjà tué l’économie nationale? Sérieusement.

Au Niger, la population  inactive est estimée en 2012 à  44,9%  de la population totale, selon l’Institut National de la Statistique (INS). Dans cette population inactive, on compte une importante masse de personnes handicapées et des enfants dans la rue. Ces personnes, bien que des fois frappées par une incapacité minime, sont réduites à la mendicité à travers les rues de la capitale et dans les autres grandes villes du pays.

Pourtant, le handicap physique n’est  pas censé  être une fatalité. Avoir un bras ou un pied de moins n’oblige aucunement une personne à rester dans l’incapacité de pouvoir parfaire sa propre réalisation et de contribuer au développement de l’économie nationale.

Les personnes en situation d’handicap ou les enfants de la rue ont le droit d’être actifs à travers la création de centres et des activités à leur portée pour exercer aisément un métier à même de leur permettre de s’épanouir et ainsi apporter leur pierre à l’édifice. Inclure ces personnes dans la vie active est un véritable enjeu socio-économique et un défi à relever pour le Niger.

Le Sénégal, qui récemment a voté une loi sur le retrait des enfants de la rue.  Des peines d’amende et d’emprisonnement seront infligées à tout parent ou tuteur qui laisse l’enfant sous sa garde mendier dans la rue. Le Niger aussi pourrait faire adopter des lois sur la réinsertion sociale qui permettraient aux personnes en situations d’handicap et les enfants de la rue d’intégrer la population active.  Cela est urgent. Car, bien que d’importantes mesures aient été prises par le Niger et d’autres organisations de protection de l’enfant, la mendicité demeure toujours  un fléau dans la société nigérienne.

AR

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