Etats-Unis/COP21 : du spectacle tragique à l’insécurité planétaire

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Le nouveau président des Etats-Unis, Donald Trump a  annoncé jeudi 1e juin 2017, le retrait des Etats-Unis de l’accord de Paris. En effet, cette décision de revenir sur cet accord est une promesse de campagne électorale, mais aussi, dit-il que la COP21 désavantageait les Etats-Unis. En outre, ce retrait aura pour mesure de protéger les emplois américains.

Cette décision surprenante a indigné plusieurs dirigeants politiques aussi bien européens qu’américains.

Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, estime que la décision des États-Unis de se retirer de l’Accord de Paris sur le changement climatique est « une déception majeure pour les efforts mondiaux visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à promouvoir la sécurité mondiale », a dit vendredi son porte-parole.

Même son de cloche de la part de la France, l’Allemagne et l’Italie. Dans un communiqué tripartite, les dirigeants de ces pays ont regretté le retrait américain « Nous (…) prenons connaissance avec regret de la décision des Etats-Unis » de sortir de cet accord, déclarent dans un communiqué le président français Emmanuel Macron, la chancelière allemande Angela Merkel et le président du Conseil italien Paolo Gentiloni.

Nombreux sont les acteurs des organisations non gouvernementales, œuvrant dans la protection de l’environnement qui ont déploré ce retrait américain de l’accord de Paris sur le climat.

Deuxième émetteur mondial de gaz à effet de serre, les Etats-Unis ont ratifié ensemble cet accord de Paris En 2015, fixant comme objectif de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre pour lutter contre le réchauffement climatique.

En 2016, la contribution financière de Washington a représenté près du quart du budget de la Convention Cadre des Nations Unies pour le Changement Climatique (CCNUCC).

Washington, qui avait accepté d’injecter 3 milliards des 10 milliards de dollars du budget initial, n’aura versé, sous l’administration Obama, qu’un (1) milliard à l’institution de soutien aux pays du Sud.

C’est donc cette contribution et tant d’autres efforts des entreprises américaines dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre, qui risquent d’être anéantis avec le retrait actuel que prône Donald Trump.

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