Désensablement : apparition d’une nouvelle activité dans le lit du fleuve Niger

Desensablement du fleuve Niger

Les propriétaires de camions perçoivent en moyenne 400 000 FCFA par semaine, la collectivité territoriale 1000 FCFA par chargement, les chargeurs 5000 FCFA par camion chargé.

Cette activité très physique occupe certains jeunes de la commune 5 de la capitale qui travaillent en équipe de 6 à 7 personnes. Ensuite, ils font des tas de sable pour les vendre aux camionneurs.

Le coût du chargement est à 5000 FCFA, s’exclame Hamma. Membre d’une équipe, Hamma est chargé aussi de la collecte de la « taxe de carrière » pour le compte de la commune 5. Ayant acquis une expérience d’un mois révolu, il nous décrit avec aisance lachaîne de cette activité: Après le chargement, le chauffeur verse, en espèce, un montant de 1000 FCFA pour la taxe de carrière, puis il revend le chargement de sable à 25 000 voire 30 000 FCFA aux demandeurs. Les propriétaires des camions, eux perçoivent en moyenne 400 000 FCFA par semaine.

Quant à Ousseini Abdoulaye, armé d’une pelle, il observe avec regret le manque d’organisation et surtout les disputes, les malentendus qui surgissent entre différentes équipes face à la rude concurrence dans ce secteur. Ce jeune père de famille, lui qui avait l’habitude de charger une dizaine de camions par jour et se retrouver avec 15 000 FCFA en fin de journée, affirme n’avoir chargé aucun camion depuis le matin.

Avec la saison des pluies qui s’annonce, il serait utile de mieux structurer ce secteur d’exploitation des carrières et permettre de niveler correctement le long du fleuve.

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