Analyse du rapport IDH

Oui, le travail. Surtout la nécessité pour tous les nigériens de se mettre davantage au travail, pour le développement de notre pays. C’est à cela que nous exhorte aussi le rapport sur l’indice de développement Humain-IDH, publié en fin 2015, par le PNUD.

C’est en tout cas ce nous retenons des conclusions du rapport IDH, même si la position de dernier récoltée par notre pays est profondément surprenante et choquante.

Voyons de manière factuelle, les trois composantes clés de l’IDH. L’IDH évalue :

 (1) la capacité à vivre longtemps et en bonne santé, mesurée par l’espérance de vie à la naissance ;

(2) la capacité à acquérir des connaissances, mesurée par la durée moyenne de scolarisation et la durée attendue de scolarisation ;

(3) la capacité à atteindre un niveau de vie décent, mesurée par le revenu national brut par habitant.

Lorsqu’on analyse les performances du Niger dans l’IDH 2015, il ressort que :

Le Niger a réalisé d’excellente performance en ce qui concerne la capacité à vivre longtemps et en bonne santé, mesurée par l’espérance de vie à la naissance.  Ainsi, l’espérance de vie au Niger est aujourd’hui estimée à environ 60 ans, alors qu’elle était estimée à 49 ans, les années 90. Sur cet indicateur, la performance du Niger est honorable.

Mais la performance honorable gagnée par le Niger sur l’espérance vie est fortement contre balancée par l’extraordinaire sous performance de notre pays, sur l’indicateur durée moyenne de la scolarité et sur l’indicateur revenu national brut par habitant.

Sur ces deux tableaux, d’après les analystes du PNUD, le Niger  est l’un des pays où un enfant reste le moins longtemps à l’école et avec une qualité d’éducation précaire.

Le Niger est aussi l’un des pays où  le revenu moyen par habitant est le plus faible au monde.

Voilà en dehors de toute autre subjectivité possible, les raisons qui plombent le Niger dans l’évaluation de l’indice de développement humain.

Mais tout cela ramène à une conclusion simple et tellement évidente.

Le Niger est dernier dans l’IDH, parce que notre pays a la croissance démographique la plus forte au monde et la création de richesse par habitant qui est l’une des plus faibles du monde.

Autrement dit, la population du Niger croit très vite (3, 9% chaque année) et double presque tous les 20 ans. Les besoins sociaux (éducation, santé, alimentation) croissent au même rythme.

Mais paradoxalement, une bonne partie de notre population ne travaille pas ou ne crée pas significativement de richesse. Dans cette configuration, il est donc impossible de faire face aux besoins sociaux que génère la croissance de la population. C’est pourquoi, le Niger est malheureusement aujourd’hui et de plus en plus fortement dépendant de l’aide internationale.

Résoudre ce problème n’est pas seulement une affaire d’un ou deux gouvernements. C’est un défi de génération. Et ce défi ne peut  être relevé que par une prise de conscience collective et du travail.

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